Vous le savez peut-être pas alors je vais pas prendre de chance et vous le dire tout de suite: la famille de l’alcoolique et du toxicomane est aussi malade que celui qu’elle tente ou dit tenter d’aider. Je vais aller plus loin puisque vous semblez pas vous remuer: la famille de l’alcoolique ou du toxicomane participe bien souvent à catalyser le comportement de l’alcoolique ou du toxicomane. Je vais pousser un peu, juste un peu plus loin, en vous disant que la famille de l’alcoolique ou du toxicomane a parfois besoin de la maladie de l’alcoolisme pour garder un semblant d’équilibre. Voilà? Vous êtes encore des nôtres? Alors on va s’amuser un peu.
J’aime à comparer la famille à un mobile. Vous savez, ce truc qui tient en équilibre avec des poids retenus par des ficelles à des bouts de bois. La famille est un système qui est tout à fait comparable à ce mobile. Or, malgré l’alcoolisme actif de l’un de ces membres, le mobile peut bouger bien sûr, mais le système demeure tout de même dans un équilibre relatif, apparent. L’un se sert de l’alcoolisme de l’autre pour cacher son sentiment d’échec, l’autre pour se mettre en valeur en rapport à l’alcoolique ou au toxicomane. L’autre sera le sauveur, prenant sa valeur dans ses tentatives de tirer d’affaires notre ivrogne tandis que certains membres de la famille en profiteront pour tout simplement passer incognitos.
Ce sytème, notre mobile, peut fonctionner en fait tant et autant que tous les morceaux demeurent bien en place. Souvent, le couple réussira tant bien que mal à survivre à l’alcoolisme de son enfant. Les parents ainsi centrés sur la “maladie” de l’enfant alcoolique ou toxicomane pourront ainsi mieux s’écarter de l’affection qu’ils seraient sinon peut-être incapable de se donner. Or, tout le système peut survivre assez bien jusqu’à temps que… l’alcoolique ou le toxicomane décide de cesser de consommer.
On retire alors du mobile, du système, un point d’équilibre autour duquel gravitaient tout le système familial, avec plus ou moins d’authenticité. L’alcoolique ou le toxicomane en cure laisse derrière lui un mobile déséquilibré. Les rôles de chacun sont à se redéfinir, le sauveur n’a plus de victime, le persécuteur non plus d’ailleurs, nos parents font face aux silences de l’autre, à l’absence de mission, les frères, les amis, les soeurs, les proches, cherchent par quoi se définir. L’échec de l’autre n’étant plus, confronté maintenant à sa propre évaluation selon une juste échelle, la tâche est autrement plus lourde. Qu’arrive-t’il alors? On réincarne l’alcoolique d’abord… ce sera le sujet du billet de demain… amusez-vous en attendant à dire que je suis dans le champs. C’est comme ça que je vous aime, dans mon mobile!

Je dois la remercier pour les fois
Je vais commencer par vous dire que quoi qu’elle fasse, a pu faire, fera, fera pas, elle demeure totalement la diva que j’ai toujours trouvé qu’elle était. C’est pas pareil pour Sophie Durocher je dois l’admettre, mais dans le cas d’
Je sais pas si vous avez déjà écouté contact à Télé-Québec… C’est arrivé par hasard, pas sans me rappeler d’ailleurs ce que Yvon Deschamp disait de Télé-Québec dans un de ses monologues. “Tsé là, ceux que ça leur a pris vingt ans à comprendre qu’il faisait pas de la radio!” C’était presque prophétique ce qu’il a dit, surtout quand je me tape Bazzo parfois, alors je comprends assez vite que la vie est un cycle et qu’ils ont commencé à refaire de la radio en décolleté, seule différence.
Ce serait une longue histoire de vous la faire depuis le début. C’était autour d’une table, c’est souvent là que commence la connerie que vous me direz. La grande blonde est là. Elle a laissé ses 3 enfants à son mari. Elle regarde tout le monde de ses yeux de biche puis lance:



