Archives Mensuelles: mars 2008

ope Je vous le dis pas souvent mais je suis pas un bien bon ami. Demandez-le aux deux Pierre. Le premier, sa femme m’a annoncé que je l’avais manqué de peu, au bout de sa corde. J’ai encore la lettre qu’elle m’avait envoyée pour me rappeler où ils vont, les mots qu’on a pas pris le temps d’entendre et l’amour inconnu, que nul n’a découvert!*  “T’étais un fils pour lui!” écrivait-elle. Je l’ai même pas envoyé chier.  Y’a l’autre aussi, lui la vie l’a fait pour lui avant qu’il ne se le fasse. Pareil comme l’autre, parti sans que je le sache. Avouez que je mens pas quand je vous parle de mes qualités d’ami.

Tiens prenez l’autre, le Grand Gris. Il s’est prit l’idée de s’éclater un peu, puis une veine aussi, en pleine tronche tant qu’à faire. La moitié du corps a fait du pictage, l’autre voulait travailler. J’ai changé ses couches, 6′3 de merde à laver, des week-ends durant. L’est mort pareil. Seul aussi, le seul week-end où je pouvais pas être là. C’est venu me rassurer, je suis pas seul à maltraiter ceux que j’aime.  Le Grand Gris, nos derniers moments, c’est des dons de merde et de se sauver quand j’ai la tête ailleurs.

J’ai mis des années à pas trop vouloir investir. Je suis meilleur le coeur serré. Je fais bien quand il faut éloigner. Je maîtrise l’art de repousser.  D’ailleurs, la dernière fois que j’ai aimé un homme, on s’était juré de jamais se laisser tomber. On allait plus jamais se saoûler, c’était surtout comme promesse, à cracher au ciel quitte à ce qu’il nous tombe sur la tête, avant même que la morve ne revienne. Il a finit saoul avant le troisième paragraphe de ce billet. En tôle question de marquer le coup. Depuis, sa mère va mieux.

* * *

Vous arrivez ici de plein de façons. Certains en sautillant, d’autres venus faire chier, d’autres trébuchent sur une phrase, se révoltent, se revisitent, ceux-là habituellement, surtout les derniers, on se raconte nos vies en courriel pour éteindre nos feux.  C’est comme ça qu’il est arrivé. Comme un cognac coupé d’eau. Fifthy d’audace, fifthy générosité, à vous chauffer la gorge et apaiser vos tripes.  Ceux-là comme le cognac, ils me font un peu peur, on peut passer des heures à se raconter des salades et la vie.

Puisque les bons mecs arrivent jamais seuls, on a connu cette celle aussi, un happy hour que je vous dis cette rencontre, la tendresse longue comme ses jambes, des yeux de mer à carte postale, la candeur de ceux qui croient en la vie, le bonheur aussi de celles qui enfantent des beautés d’ailleurs.  On a tout pris l’épouse et moi, le bonheur et les enfants, le bébé et les sourires, cette celle qui cache pas sa crainte derrière l’assurance consommée des faux-culs, cette celle dont les yeux font juste dire que ce serait bien être la meilleure maman du monde.

C’est pas des rêves étroits que de rendre heureux un enfant. C’est d’ailleurs assez chiant ceux qui se fichent d’encombrer le monde. Tant qu’à ajouter des bouches à nourrir à une planète qui sait plus en supporter, aussi bien passer sa vie à vouloir qu’elles soient heureuses. C’est ce qu’elle fait à coup de tendresse, de charmantes maladresses aussi, quand je vous dis que les incertitudes ont leur charme.  De toutes façons le père est occupé lui aussi, dans la nature comme dans les choses, à faire la vie meilleure et à coups d’autrement, en inventant du bonheur là où il pousserait même pas une roche.

* * *

J’ai appris peu de choses du départ de Grand Gris et des deux Pierre. Même que ça tient presque en ces petites choses qu’il me reste de moi. J’ai qu’un vague souvenir, sinon, que ce serait bien que ceux-là qui arrivent dans mes amitiés sachent tout de suite combien je les apprécie, surtout depuis ce jour des départs où j’ai compris qu’on a rien à voir avec les au revoir des autres.

* Ce sont là des paroles de la chanson “Les Rendez-Vous” de Claude Léveillé.

informatique Écoute-moé ben le génie. Oui! Oui! Toé! Toé le monsieur solution de l’informatique de mon institution financière.  C’est ça, c’est de toé que je parle! Comment être certain que c’est toi?  M’a te le dire sti! Lis ben les phrases en bas le génie, pis si t’es du genre à les avoir dit dans les 6 derniers calisse de mois, c’est de toi que je parle!

“Faites-vous en pas, je sais ce que je fais!” 

“Ce système-là va être super efficace!”

“Les gens vont s’habituer dans le temps de le dire!”

“Ils sentiront même pas la différence!”

“Il vont nous remercier!”

“C’est impossible que ça bug!”

“J’en ai monté des 10 fois plus compliqués que ça des systèmes!”

Tu le voé ben que je parle de toé là!  Ben m’en va te l’expliquer la différence entre toé pis un Nobel! M’en va te la faire simple en sacre&*$*(/% l’explication Einstein!  Toé, tu les essayes pas tes caliss&/$?$%/ de bébelles!!! Jamais tu prends le temps d’asseoir ta mère en avant de la machine pour voir si ton système de génie est pas la pire des défaites que tu mériterais d’avoir écrite sur un bonnet d’âne et de traîner avec le reste de ta honte pour le peu de jours que je te souhaite!!!

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Ce soir je suis à faire mon budget personnel.  Pour arriver à mes fins, j’utilise Quicken. Un logiciel fort utile qui communiquait avec mon institution financière, par Internet, afin de télécharger mes opérations et me permettre de les concilier avec les enregistrements récurrents que j’inscris à mon budget. Ainsi, je peux rétablir la balance quotidienne de mes opérations, sans devoir manuellement tout inscrire.  Sans quoi, je suis réduis à devoir faire comme si je n’avais pas informatisé le tout.  Puis on en est plus à l’âge de pierre, so, l’alcolo s’est mis à jour.

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Regarde ben les lunettes!!! Ta nouvelle procédure, ça t’as pas tenté de regarder avec tous les navigateurs comment elle réagit!? M’en va te faire le scénario d’un téléchargement de mes fichiers asteur ast)(/”!”$ de génie.

  • J’entre mon nom d’usager!
  • Je choisis une phrase personnelle que seul moi connait “Life is a bitch!”
  • Je m’étonne de voir que ton super système me la permette!
  • Je choisis 3 supers questions de sécurité… nom de fille de ma mère (elle même doute que je m’en souvienne), jour et moi de naissance de mon fils le plus vieux (celui qui est mort, il comptes-tu?), école où j’ai fait mon quatrième secondaire (si tu y était, je t’aurais fendu ta face!)
  • On me change ensuite de page pour me montrer une image perso stupide où il est écrit “Life is a bitch!”… là je commence à te trouver fort! Je fais un “print screen”, ça c’est pour celui qui devait te donner une promotion!
  • J’entre maintenant mon mot de passe… puis je cliques sur “opérations”… “conciliation…”
  • Puis là, ça fait blip! Tsé le génie, le “blip” de quand tu veux télécharger puis que Internet veut en être certain dans une tite barre en haut?
  • Je clique sur la barre… ca m’indique au beau milieu de la page… “Vous venez de quitter l’institution financière …”
  • Retour à la page d’accueil de ceux qui méritent pas mon argent si c’est pour payer des gars comme toi!

* * *

Je suis à faire mon budget personnel. Je me dis d’ailleurs que les gens ils devraient essayer leurs logiciels avant. Ah je sais, vous allez vous étendre et sauter dans mes commentaires comme de vaillants gentils qui veulent me dire comment désactiver cette fonction d’IE7… c’est pas de ça qu’il est question. Mon père il sait même pas encore comment entrer son mot de passe ou qu’est-ce qu’ils veulent dire par la phrase personnelle. Tu l’as pas essayé ton logiciel le génie, c’est tout.  Si en plus tu l’as essayé, t’es un con. Parce que c’est pas le créateur qui doit tester, c’est un ivrogne comme moi, spécialisé dans les imbéciles dans ton genre.

“Fichier, Quitter!” Au revoir!

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Bon allez, on a le Drew pour tout le week-end, on a la Jacynthe aussi, on a la Ophélie et Emmy tant qu’à faire. Dans l’amitié qui va péter dans tous les murs de notre appartement, on allait quand même pas passer notre temps sur le bulletin de nouvelles plutôt que de respirer le bonheur de les voir enfin plus longtemps! Alors on vous le file tout de suite, comme ça, fait un peu sur le coin de la table celui-là… on vous demande pardon ok?

À dimanche!

florence Vous allez peut-être la rencontrer un jour. On va l’appeler Florence. Pourquoi? Parce que c’est beau. Ça suffit pas? Parce que c’est mon espace! Rien à foutre? Elle non plus. On va l’appeler Florence, c’est tout. Si vous la rencontrez et vous dites Florence, alors elle se tournera pas. Ce sera bien, parce que Florence, c’est mieux qu’elle garde les yeux et le coeur sur ses rêves.

Florence elle a les cheveux tout blonds. Il y en a partout, c’est comme une pluie qui ondule au vent contre sa tronche de sourire, comme quand il pleut des cordes de blé, comme quand des orages d’étoiles font les filantes dans toutes les directions, des perséides autour d’un visage blanc. Des étoiles à prendre entre les doigts des amants de passage, qui laissent toujours un petit quelque chose, quitte à en faire des enfants.

Puis une Florence qui refuse de laisser traîner, quitte à leur donner des noms, s’en faire une raison, puis une de vivre tant qu’à faire. Rien à branler qu’ils soient tous sourds, arrivés par trois sur autant de chiffres.  Rien à cirer qu’ils faillent les faire manger, la belle vie, c’est comme une pension alimentaire, suffit pas de la mériter pour l’avoir. Alors, quand tu fais Florence, aussi bien se faire une raison des enfants.

Florence elle est jamais seule. Partout où elle va où il faut apprendre un truc, il y a quelqu’un qui écrit tout pour elle. Quelqu’un qui est spécialiste de prendre des notes. Quelqu’un qui remâche les mots compliqués pour les cracher d’une façon que Florence peut comprendre. Quelqu’un qui, autrement que les ivrognes devenus un peu cons, est capable de dire bonheur en un mot.

Elle a eu une petite surprise dernièrement, un des ex il a demandé sa part des allocations familiales. Vous le sentez le bonheur? Le genre que pour en avoir le silence, on lui fait une garde partagée de papiers et on accepte qu’il ne l’honore jamais. On accepte ainsi qu’il achète ses absences. Un qui vous le fait en surprise comme ça, un qui fait qu’on vous coupe tout ensuite, le temps que monsieur retrouve sa part.  Un qui fait pleurer des mamans.

Pour m’expliquer comment elle trouve ça moche, elle a besoin de personne Florence. Elle le dit toute seule, les mots comme “j’ai mal l’ivrogne!”, on a pas besoin d’interprète pour les mettre ensemble. Même pour les jours où elle les dit pas, on les entends quand même. C’est jamais pour toujours, c’est le temps du cri, c’est le temps qu’elle se lève, tapant les deux mains sur la table pour faire oublier le poids des mots, me faire son sourire à 42 dents, puis repartir.

Vous allez peut-être la rencontrer un jour. Elle fait des sculptures, elle apprend, dans la grande grande école. Elle se paie, avec plein de misères, une preneuse de note. Elle va avoir un énorme papier qui va dire qu’elle y est arrivée. Elle vient me montrer ses notes parfois, c’est toujours avec des plus et deux premières lettres d’un alphabet qu’elle peine à saisir.  Ceux qui méritent les honneurs ont jamais su lire leurs médailles.

Vous allez peut-être la rencontrer un jour. Elle veut enseigner.  Elle le ferait comme mon ami Mario il veut les voir le faire, avec des sourires qui font des vagues dans la voix, avec des bras qui battent l’air pour la symphonie de passion qui anime celui qui la vit, avec le désir plus fort que tout de donner ce qu’on a tellement peiné à recevoir.  On va l’appeler Florence, parce que vous allez peut-être la croiser un jour, et je refuse qu’elle se retourne en entendant ce nom, pendant que vous lui dites que son rêve est pas possible.

Elle est passée comme d’habitude. Je vous dis ça comme ça, juste au cas où vous vous faisiez du souci pour la marcheuse.  Pareil qu’avant, que tout le temps. Même manteau ouvert malgré la tempête, même tout, même rien. J’imagine souvent sa vie comme une météo d’hier, 5 minutes de ciel gris, un vent qui se lève, une neige qui vous aveugle, du grésil qui vous râpe la peau, puis un soleil qui fait trop vite, juste pour plaquer le printemps comme un fils de con qui jouerait au hockey.

J’ai vu Renaud aussi. L’ai vu au café, le même où la fille prenait de la lumière. J’ai pris une salade, les coudes sur le comptoir, j’ai desserré la cravate, me suis planté le nez dans le bonheur balsamique et le printemps arraché à une verdurette domptée.  La serveuse m’a raconté comment c’est difficile faire en famille, comment c’est souvent pire pour quatre jours en congé, comment il serait bien que je prenne des vacances, comment c’est con mettre les mêmes jours de repos que ceux des enfants déjà reposé, lui ai dit que j’allais me marier. Elle a dit que c’était sérieux, la vie.

Je cherche une façon de vous parler d’une autre là, une comme il s’en fait pas trop dans les lignes de montage d’un Dieu ironique.  Une qui fait des différences parce que Dieu lui a fait le véhicule de vivre avec vraiment pas beaucoup d’options.  Pas de celle où le régulateur de vitesse fonctionne, encore moins de celle où les laves-glace arrivent à enlever la merde sans en laisser une longue traînée dans ce qui reste pour voir les coups venir. Une de celle dont le bonheur tient dans un coffre à gant et semble parfois étrangement réussir à tenir le volant de ses rêves et fouiller dans le coffre, au cas où, quelqu’un lui aurait arracher ce qu’elle a pour s’accrocher. Ce sera ce soir tiens!

Vu la marcheuse: Hier

Vu Renaud: Hier

Nuit normale: Des lunes

Ah ce que je vous aime! Vous avez toutes les qualités du monde réunies! Le sens de la justice, de l’équité, le sens de protéger la veuve et l’orphelin, de ramasser l’ivrogne qui traîne en chemin et même de tenter de renverser les tendances démocratiques! Quand je vous dis que je vous aime!

Allez, je vous file vos votes:

La miss numéro 1, 2 votes.

La miss numéro 2, 4 votes.

La miss numéro 3, 2 votes.

La miss numéro 4, 6 votes.

La miss numéro 5, 1 vote.

La miss numéro 6, 16 votes.

Mais bon, on est pas en démocratie, ça je vous l’avais dit. Alors bon, puisqu’on commencera pas à expliquer la météo de France à une québécoise ou vice et versa, alors on prend deux miss.  On va se prendre la numéro 5, Diane-Ève, qui va nous faire maintenant, dès le prochain journal, la météo de chez-elle, de l’autre côté de l’Atlantique! On a même monté son personnage pour vous la présenter. Alors voilà!

Et bon, parce qu’on est de fins démocrates, on accepte aussi votre choix populaire, le 6, qui est la sublime et fort sexy Yvette. 

nunuche_france

yvette

Alors voilà, mais parce qu’elle est pas conne du tout votre idée, parce qu’on en a souvent marre aussi de tout se faire le journal dans notre tête, on va continuer d’ajouter des gens, alors maintenant qu’on a pigé nos miss météo, on va remercier tout le monde qui ont eu la gentillesse de nous envoyer du matériel pas pissant rien qu’un peu, et sur invitation tiens, à mesure que les semaines avanceront, on vous ajoutera de ces voix sublimes et de ces imaginations débortantes qui nous filent des trucs comme on a reçus.

Bon, je vous laisse, on a un journal à se préparer, lentement mais sûrement! Au plaisir!

Bon allez… merci à ceux qui ont gentiment accepté que je décline leur offre par courriel… c’est fou ce qu’un exercice comme celui là permet de travailler sur notre sempiternelle peur de déplaire! M’enfin, j’y suis arrivé, 7 fois bien compté. Sans même me détester, je vous jure et crache!

Bon, alors vous dire premièrement que j’ai modifié les audios pour devoir enlever du bruit de fond, j’ai aussi dû normaliser un peu l’audio, avec un système à chier, mais il rend pas mal justice à tout le monde. Ceci dit, j’ai aussi enlevé ce qui permettait d’identifier les gens, ce qui devrait vous aider à être plus sincères là… oui oui! Je vous connais!

Finalement, il serait gentil, si vous identifiez quelqu’un, de pas vous en gargariser dans les commentaires… gardez le tout anonyme. Aidez-nous juste à mettre le doigt sur la perle de nunuche qui fera notre météo blonde!  Amusez-vous bien, autant qu’on s’est amusés et qu’on  tient à remercier les efforts de tout ceux qui ont envoyé leurs clips!

La première candidate:

La deuxième candidate:

La troisième candidate:

La quatrième candidate:

La cinquième candidate:

Oups… une late qui vaut la peine, sixième candidate:

À demain!

confeser Bon. C’est l’heure des confessions. En retard, je sais, mais confession quand même.

Premièrement vous dire qu’écrire pour moi est jamais un exercice bien facile. J’aime les mots, autant que les sujets que je choisis de vous partager d’ailleurs. Les mots sont comme vous, on peut pas tous les mettre ensemble n’importe comment, ils vont pas toujours aussi bien dans la même fête. Le bouton “backspace” souffre plus que la barre d’espacement ici. Il y a ensuite le “ctrl+a” et ensuite “backspace”. C’est souvent. C’est toujours accompagné d’une colère, c’est presque toujours contre moi qu’elle est dirigée. Si vous saviez ce que je m’exige.

Je le disais à Mammouth dans une autre nuit à pas fermer l’oeil, j’aime à plancher deux heures sur une phrase. Enlever le plus de mots possible, les tourner dans tous les sens, réduire la phrase à sa plus simple expressions. Une que j’aime?

“Les mots sont des enfants mal élevés!”

Pourquoi je l’aime? Parce qu’elle a pas besoin de virgules. Parce qu’elle contient toute l’essence de la liberté des mots justements. Parce qu’elle résume tout le travail qu’imposent les mots, ou sinon, cette douce possibilité d’être encore mieux si je n’interviens pas.

* * *

Hier j’aurais fermé la place ici. Je me serais fusionné avec la fêlée. J’aurais fait comme un mois de mai, le plus heureux des mai, comme ce mai où j’ai mis mes boîte dans les murs de sa vie, quand je me suis peinturé dans ses coins chauds, doux, parfumés. Ce soir, je fermerais encore la place, je me prendrais un tout petit grenier, quelque part chez-elle, je m’occuperais d’un tout petit coin de rien. Je retournerais dans le placard tiens!

Je cesserais de me demander qu’est-ce que vous faites ici, je me demanderais ce que je fais dans son coin, c’est moins long gérer un seul humain, surtout quand il ne s’agit pas de moi.  Je sortirais le nez dehors, une fois de temps en temps, ce serait en quelques phrases, en quelques mots peut-être, des mots mal élevés, j’en ai parfois tellement marre d’être complaisant.

* * *

J’aime bien faire des films. Je passerais mes journées à vous préparer des films. Ils seraient pas toujours marrants. Ils seraient comme certains textes que je vous laisse ici, qui commencent par un sourire, qui vous l’arrache en une seule phrase à la fin. C’est d’ailleurs ce pouvoir des mots que j’aime, quand on prend le temps de les aimer.

Tiens prenez hier, je voulais dire un peu de trucs que je ressens pour cette Véro, pour ce qu’elle représente dans le cheminement qu’il me reste à faire, dans ce trajet sans un verre qui me demande de comprendre un certains nombre de choses.  J’ai planché deux heures. J’ai terminé par le billet précédent. Je suis sorti de l’aventure même pas content.

* * *

C’est débile ce que la vie m’a apporté ici. Des gens d’une rare qualité, d’une beauté exceptionnelle, d’une sagesse paralysante, d’une douceur panique.  C’est fou ce que vous m’avez fait lire aussi, des paragraphes si complexes, profonds, touchants, troublants, répugnants.  C’est fou, aussi, des phrases si courtes, toutes courtes, dont une prise cette nuit dans une fenêtre MSN… “Bah!”. Pourtant, l’une des plus efficaces trouvées depuis longtemps sur la réflexion qu’elle aura laissée derrière. On en parlait encore ce matin.

Ou ce copain tiens, cet après-midi, au bout du fil, qui me dit “et continue de t’amuser en bloguant!”… C’est fou combien il est temps qu’on dîne non?

Alors voilà, je sais pas trop, je vais peut-être me pousser chez la fêlée. Je sais pas quand, c’est comme pour son lit, pour sa peau, pour ses doigts, que j’ai peur de salir de la mienne. Alors c’est pas fait, c’est juste dans l’air comme ça, c’est juste dans cette habitude que j’ai ces temps-ci, de pas fermer les portes et de me foutre un froid pas possible.

Allez, demain matin on aura des voix de miss météo à vous faire découvrir! Plus que deux heures pour vous décider!

vero Il n’y a pas de hasard. Je sais pas si tu te souviens comment t’as mis les pieds ici. C’était par une amie commune. C’était sur un billet où on parlait de la maladie, alors que pour toi, c’était autre chose. C’est plus très important. On a changé presque un peu depuis. On se parle aux caprices de nos drôles d’heures, j’ai découvert un mari que tu as toutes les raisons d’aimer, on se raconte comment l’alcool peut chavirer des vies, en remettant les nôtres à flot, chacune de leur côté de la barque, l’une la cause, l’autre l’effet.

On fait des pardons, pas comme on le voudrait, l’un ne pouvant être l’enfant de l’autre qui ne saurait être ce père. Mais les mots tentent d’expliquer, d’appaiser, de percer les mystères aux sources des souffrances.

On fait aussi cadeau d’amour. Toi d’un couple que j’aime à regarder, cet homme qui prend soin de toi, l’ami, l’amant, le compagnon, le confident, le père de tes amours. Toi cette femme confiante, qui donne à ce monde une deuxième chance de se montrer sous ses meilleurs jours. Moi je te fais cadeau du mien, dans des écrits ici, que tu peux comprendre, parce que tu aimes aussi.

Alors voilà, pour les sourires matinaux qui sont tes midis, pour la complicité que vous nous offrez en étant chaque semaine à accompagner nos délires, mais aussi nos rêves dans des courriels qui ont envie de votre pays et de gens comme vous en êtes, pour tout ça, bonne fête la Véro.

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ivrogne_vacances Bon allez! On avance lentement dans notre recherche de la nunuche de miss Météo. Ah ce qu’on se l’imagine bien nous, dans notre tête, si vous saviez.  Comment? Comme ceci entre autre. Ceci dit, il y a du côté de Diane-Ève qui a eu la gentillesse extrème de se geler les pieds pour nous faire une scène extérieure, bon on voit pas la météorologue parce qu’elle doit aussi faire la caméra, soyez indulgents quand même! On a aussi bibite qui nous a fait parvenir un audio qu’on vous montera bientôt pour vous donner les choix! Elle travaille fort la bibite, vous allez le constater! Alors on va bien finir par devoir avoir une miss France et une miss Québec, va falloir ce qu’il faut!

Continuez de nous envoyer vos capsules, je ferme le tout mardi soir, 21h, top chrono! Sortez votre meilleure voix de nunuche, soyez blonde de la voix à souhait, lâchez votre fou, nos lecteurs ont hâte de voir la relève de Will!  Dans un nouveau décor en plus samedi prochain, avouez que ça marque le coup! Bon là je vais me farcir quelques 500 kilomètres pour ramener fils, z’allez être gentils en attendant, z’allez même être contents que pour la Pâques, dans ce temps où on s’ouvre suffisamment les veines, j’ai eu la gentillesse de ne vous faire que des textes légers!

J’ai la sale gueule du mec en vacances. Barbe de 5 jours, cheveux en bataille, comme le coeur qui veut pas trop devoir rentrer demain. On a à peine décompresser avec les enfants, l’appartement dont les murs rapetissent sur nous, c’aurait presque été le délire sans cette délicieuse discussion nocture avec un scribe à quelques heures d’ici, de ces gens qu’on aime à découvrir, de ces vives intelligences qu’il est agréable de constater. Bon je me pousse, c’est rien pour ramener des enfants que de noircir des pixels ici. Pourquoi j’ai l’impression de courir après ma queues?