Savez, je vais vous le dire comme ça là, sans ruban ni rien: Je suis content que vous soyez là. Quand j’ai ouvert ce truc, je souhaitais partager avec vous ce qui se passe dans la vie d’un ivrogne qui a laissé la bouteille depuis quelques 1200 lunes. Je souhaitais ce petit espace attire des gens qui ont vécu l’expérience de s’amouracher de la bouteille, ou encore de souffrir de cette relation qu’entretient un proche avec le goulot. Vous avez été gentils! Pour une bonne partie, vous êtes de près ou de loin reliés à l’un de ces deux groupes, pour les autres, vous êtes d’agréable compagnie, même si vous savez boire.
J’avais pas idée de la relation qu’on entretiendrait vous et moi. C’est pas moche du tout après coup. J’avais juste envie de vous le dire comme ça, parce que vous me le dites souvent combien vous m’aimez bien. Bon, je vais dormir!






C’est gentil de nous faire une belle déclaration avant d’aller au lit!!!… Vous nous donnez tellement, normal que vous receviez aussi!!!!…
Je ne pensais pas rencontrer quelqu’un par le biais de l’alcoolisme, vraiment pas… Et encore moins m’y attacher. Je voulais plutôt extirper mon vécu, enfouir, mettre à plat, grâce à l’écriture, seule… mais ça partait en règlement de compte, avec mon père… grâce à toi j’ai apprivoisé beaucoup de révolte. J’ai appris plus que je n’ai nié. Il peut dormir tranquille là où il est, mon papa. Grâce à toi, j’ai su lui pardonner son penchant pour la bouteille. Merci.
Merci également à ma fée du hasard, celle sans qui je ne serais pas là, Marie-José…
Cher Alcolo,
J’avais un ami des blogs avec qui j’ai correspondu plusieurs années. Il s’était un jour confié à moi, car ne pas pouvoir boire un verre sans terminer la bouteille lui causait de graves problèmes familiaux et médicaux.
Il retombait de temps en temps.
Peu de ses lecteurs savaient (ou voulaient savoir) qu’il avait une maladie qui expliquait qu’il ne voyait ses fils qu’épisodiquement.
Certains le connaissaient même dans la vraie vie. J’ignore s’ils l’aidaient bien qu’on ne peut empêcher une noyade si le futur noyé ne veut pas sortir de l’eau.
Je n’ai jamais connu son vrai nom, bien qu’il habite aussi Bruxelles.
Je te le dis maintenant car il a arrêté son blog et l’a même effacé depuis.
Il se surnommait “l’abruti” par dérision.
L’alcool ne détruit pas que la santé quand on y est prédisposé! (Mais je crois que je prêche un converti.)
Amitiés
Je ne suis pas du tout dans les cas que tu cites.. mais je trouve ce post très émouvant…
@ Fanette: Je suis certain que vous savez boire!
@ Armand: Je trouve en effet très difficile quand des blogueurs que nous aimons bien disparaissent ainsi, sans qu’on ne sache comment se porte leur vie maintenant, surtout ceux pour qui elle est un peu triste, la vie. En effet oui, vous prêchez pour un converti, mais les gens comme nous sont toujours à quelques minutes d’un manque de foi
@ Véro: Ah ça! Notre rencontre demeurera toujours un coup de la vie bien heureux et spécial! Et c’est pas terminé je crois! Loin de là
Je dis ça comme ça mais je suis sûr que tu as bien dormi…
Vous débutez avril en grand!
Merci du partage, vous m’aidez à évoluer vous savez…Et je vous lève mon chapeau pour ces 1200 lunes…(lunes qui en passant tirent leur lumière d’autant de soleils…)
sais pas pourquoi mais je me sens tout à coup concernée !
Pfff chui certain que c’est un poisson!
J espere que tu as bien dormi
et merci du beau partage
St’ai pas un poisson d’avril j’espère car moi j’aime ça te lire POUR VRAI!
1200 lunes, bravo. Je ne suis pas dans les 2 catégories, mais je te lis avec beaucoup d’intérêts et j’aime bien.
@ Francis, merci c’est gentil… 1250 pour être plus précis… J’aime bien aussi à passer chez-vous, comme vous, je commente comme on poivre, selon les goûts, selon l’humour ou non de laisser sa trace… mais c’est jamais sans goûter tous les plats
@ DaviB: Mais non, vous me connaissez, je suis tellement pas conformiste!
@ Jacynthe: Mon plaisir voyons, c’est d’ailleurs là des choses que vous saviez déjà! Z’êtes gentille de faire comme avec les vieux, les remercier même s’ils répètent les mêmes rengaines!
@ Drew:
lollllllllllllllll
@ Juliette: Vous le savez pourquoi, parce que je vous aime bien!
@ la louve: Je me sers tellement plus de vous, tous les lecteurs, que vous ne m’utilisez! Si vous saviez!!!
@ Gaétan: Tout juste, mais si peu
Moi mon père était alcoolique et il est décédé il y a deux ans… Il est mort d’un cancer du poumon. Avant de partir je voulais lui dire des choses, lui dire qu’il m’avait fait du mal, à cause de la boisson et de sa difficulté à gérer ses émotions. Je n’ai pas osé lui dire, le mots me manquait… Mais maintenant qu’il est partie, je pense lui avoir pardonné, du moins en bonne partie. Mais je me sens aussi soulagée!!
Je vis aussi avec des émotions de toutes sortes, des hauts et des bas… mais je m’en sort bien! Merci pour ton ouverture et continue, je te souhaite encore 1200 lunes!!
Chère MissBebop, le pardon est un poids que l’on dépose aux pieds de celui qu’on identifie à notre souffrance. Peut importe qu’il le prenne ou non. Un geste d’une bien grande humilité aussi, accepter de regarder devant, malgré la douleur. Merci!
”le pardon est un poids que l’on dépose aux pieds de celui qu’on identifie à notre souffrance”…. Je vais tenter de garder ca de bien encré en mémoire… Des mots qui ont la pesanteur de l’étouffement qu’on vit quand on est réticent à l’idée de pardonner… Un bel exemple de don de soi… pour soi! Merci