Écart entre vivre ou mourir
1 mai 2008 par alcolo
- Voilà la prescription! qu’il dit.
Le mec reste de glace, pioche sur son clavier, puis le regarde sans broncher:
- Ce sera 7400$.
- Pour un mois? Vraiment? d’interroger mon ami.
- Oui monsieur, alors?
C’est 84000$ par année pour sauver la peau de celle qu’on aime. Il y a l’écart entre les riches et les pauvres, et celle entre vivre ou mourir. La ligne est pas toujours aussi clairement tracée.







et y a-t-il assurance de la sauver cette peau ?
En principe, l’assurance-médicaments est obligatoire… sauf que si ce n’est couvert qu’à 80%, 20% de 84 000 $ ça fait beaucoup…
C’est dégueulasse.
Il a sûrement des assurances pour les pilules, l’espoir pour le reste je pense.
Cher Alcolo,
Le prix des médicaments est très élevé car trouver une nouvelle molécule est onéreux.
En France, on rembourse partiellement plein de médicaments à l’utilité non démontrée scientifiquement.
En Belgique, on veut taxer les “superbénéfices” des sociétés pharmaceutiques. On les oblige à donner des médicaments presque gratuitement aux pays du tiers monde… Certains de ces médicaments reviennent en Europe, enrichissant des traficants. Maintenant, les multinationales n’investissent pratiquement plus que dans des médicaments “de confort” pour nantis: crèmes antirides, produits aphrodisiaques, antidouleurs hémorroïdaires…
Comme le budget des dépenses de santé augmente plus vite que le produit intérieur brut, il faudra bien, un jour, remettre tout à plat et décider de ce qui est indispensable et ce qui ne l’est pas car les travailleurs veulent qu’on augmente leur pouvoir d’achat, ce qui est incompatible avec la générosité…
Certaines dépenses sont incompressibles: les salaires des politiciens, les dîners de gala et réceptions des chefs d’état, les conférences du G8, les constructions de prestige, les achats d’œuvres d’art, les symposiums sur le CO² (dans hôtels de de rêve, très loin) où les invités viennent en hélicoptères individuels…
J’ai, moi aussi, mes idées là dessus: cela m’a coûté mon blog!
Amitiés
Cher Armand, cette phrase m’accompagnera longtemps:
“Comme le budget des dépenses de santé augmente plus vite que le produit intérieur brut, il faudra bien, un jour, remettre tout à plat et décider de ce qui est indispensable et ce qui ne l’est pas car les travailleurs veulent qu’on augmente leur pouvoir d’achat, ce qui est incompatible avec la générosité…”
Merci de vos passages qui ne sont jamais sans laisser d’importantes traces…
Juliette : Si il y a pas assurance de la sauver … On abdique, on laisse aller ? On laisse crever la seule personne qui fait qu’ on a envie de continuer?
Alcolo : Tout ce qui me vient en tête c’est : Putain de merde…
Dans ma famille, il y a des gens qui ont beaucoup d’argent. Ma mère qui était malade devait se payer un médicaments à 2000$ par mois. Et finalement la cie pharmaceutique lui a donné pour 200$ par mois… Pis ceux qui ont beaucoup d’argent? On les a pas entendu parler… Quand une cie pharmaceutique devient plus généreuse que du monde de la famille…
Z’avez tout dit!
Ouf…
Ça fait mal.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080501/CPACTUEL/805010726/6488/CPACTUALITES/?utm_campaign=retention&utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email
Un autre cas qui doit débourser de sa poche… C’est moche…
Comme quoi que ça coute cher être pauvre