Les occasions de notre vie ne nous permettent pas souvent de prendre les mots pour le dire. Les occasions sont souvent sournoise. Elles ne manquent pas de rendre un peu gris ce qui est pourtant plein de toutes les couleurs dans ses habitudes, c’est les autrement qui ont des airs de sépia.
C’est pareil pour elle. Nos moments ces dernières semaines ne nous ont pas mis en valeur réellement pour l’autre. Dans la loyauté certes, dans la capacité que l’on peut avoir à traverser les épreuves ensemble, oh bien sûr. Mais elle aurait pu traverser ces semaines en se sentant accompagnée, elle s’est plutôt ramassée avec quelqu’un qui marchait aux côtés, oui, mais dans un silence grave, épais comme les brouillards qui aveuglent et glacent tant qu’à faire.
Alors voilà, pour le temps que je n’ai pas eu ni même pris pour lui dire, je suis fière d’elle. Fier parce qu’elle sait tout plein de moyens pour toutes ces choses dont je ne suis pas capable, en amour comme avec les amis, en espoir comme dans des tranchées de peine, en compagne comme en solitude. Fier donc aussi, de voir, ce que vous ignorez vous, toute la rigueur qu’elle applique en tout dès qu’elle s’y met, comme dans cette chose qu’elle a mis tellement de temps à compiler et à vous laisser ici!.
D’ailleurs, ce qui me sauve dans cette relation, c’est certainement qu’elle ne compile, heureusement, pas tout.





6 commentaires
Cher Alcolo,
J’aimerais (une fois n’est pas coutume), devant ta persévérance, parler (un peu) de mon passé, tu verras pourquoi.
Ayant lu un livre parlant d’une chose réellement novatrice pour l’époque, écrit par une sommité en la matière, j’ai osé écrire au Monsieur…
Nous sommes restés amis. Il est même venu à un de mes anniversaires de mariage avec son épouse, malgré les mille kilomètres qui nous séparaient.
J’ai travaillé dur (le WE et la nuit parfois) et eu enfin un résultat (un machin que je ne décrirai pas) et l’ai envoyé immédiatement à mon Professeur. On peut faire des sacrifices pour un but qu’on estime en valoir la peine. Quand l’amour pour sa partenaire est suffisant, il résiste à l’adversité…
J’ai, plus tard, bénéficié d’une certaine notoriété et ai pu vivre de cette “chose”.
Chacun a des rêves et talents. Il est difficile de reconnaître des vrais talents et idées, surtout qu’on a tendance à prendre des compliments pour des encouragements.
Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs, tu le sais aussi.
Amitiés
Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs… J’adore…
T’as fait ma journée
moi j’aime… une chance qu’elle ne compile pas tout
Ce que vous êtes beaux vous deux…
Cher Alcolo, tu sais, ça fait du bien de lire tes mots. Parce que même s’ils ne seraient bien sûr pas les mêmes dans la bouche de mon homme à moi, ça fait du bien de lire que parfois, dans vos silences masculins, il y a bien plus que ça n’en a l’air.
Je reprends mes lectures, yes!!!!… et là de bon matin, ça fait du bien de lire une telle chose. Tu sais, m’sieur l’Alcolo, tout ce que tu écris de si beau est empli de cet amour. Je le ressens toujours. La félee est dans chaque ombre de tes phrases, derrière chaque point, chaque sous-entendu… C’est vrai que je la sens discrète. Mais sa présence est là.
Derrière chaque homme qui avance, qui se sent bien, ne dit-on pas qu’il y a une femme….?????
Beau couple que le vôtre….
Je vous embrasse fort!!!!