J’ai bu pendant 20 ans. Que tu saches qui je suis changerais peu de choses. Ça ne ferait aucune espèce de différence. On s’éloignerait même du but, celui de partager ici, en quelques lignes, le quotidien qui d’une toute autre façon se manifeste à moi depuis que j’ai cessé de boire. C’était en octobre 2004, je n’ai plus jamais ensuite remis le nez dans un verre.
Je ne suis différent d’aucun autre alcoolique, sans plus ni moins de volonté. Je suis tout simplement quelqu’un que la vie a touché d’une grâce, celle de ne plus jamais souffir comme avant. Je te souhaite de trouver ici ce que tu es venu chercher. Tu y verras des larmes, du bonheur, des sourires, des grincements de dents, des coups de gueules, des hommages aux gens, c’est la vie, maintenant, comme elle était avant remarque, mais la vie sans filet, sinon un seul, c’est vrai, la garantie que je suis entièrement responsable de ce que je fais, et suis.






Je suis tombée sur ce blog par hasard, moi qui mets un point d’honneur à passer devant ces étalages de vie qui me gênent … D’habitude je ne lis pas d’ailleurs, je ferme la fenêtre tout de suite. Et là, je sais pas, je me suis arrêtée une minute.
Je cherchais des infos sur Amy Winehouse, et j’ai aimé ce que j’ai lu.
Alors j’ai fouiné un peu. Et ça m’a fait penser à un bouquin que j’ai lu cette année et qui restera dans ma mémoire :” Déboire” d’ Augusten Burroughs.
A lire !
Merci d’être passé chez-nous lili, vous avez même le droit de revenir, c’est pas rien… vais devoir me faire ce livre bientôt, curiosité piquée…
Je découvre ce blog aujourd’hui… je lis, je souris, je ris, je rougis… j’aime !
C’est un drôle de hasard que je tombe sur ton blogue, moi qui ne suis pourtant pas – mais vraiment pas – un inconditionnel de Lagacé. Sur cyberpresse depuis un bon 15 minutes, je tombe sur le lien concernant « l’ex ivrogne », et puis c’est ça. Ivrogne étant un mot qui m’attire cyberment assez souvent, moi-même étant un individu à problème, du genre controverse, du genre de la honte du lendemain. Ça me fait juste du bien de t’avoir lu. Car j’écris aussi, et j’ai l’impression d’en être incapable sobre. Apprendre que ça se fait, sobre et repenti, me donne, je ne sais pas, quelque chose comme du courage (je le dis et je me trouve plutôt quétaine), un outil de plus. Car, tu vas peut-être être d’accord avec moi, la volonté, rien là, facile d’avoir de la volonté. Un homme plus valable que moi a d’ailleurs déjà dit à ce sujet (je cite de mémoire) : Arrêter ne vaut rien, j’ai moi-même arrêté au moins cent fois. J’arrête là. Pour ce qui est de la forme de ce que t’écris, j’imagine que tu le sais déjà que ça torche et, sans prétention aucune, je te compare à moi, un peu – ou est-le contraire?). Enfin… Ton blogue (?) est dans les favoris, I’ll be back…
Bonsoir Colonel,
de l’avalanche de gens venus de monsieur Lagacé, vous me permettrez de dire que vous êtes celui qui me rend le plus joyeux de l’événement. Parce que je sais d’où vous venez, pour l’angoisse de ne plus savoir écrire, pour la peur que la bouteille inspire quand elle part et que la page reste… alors voilà, restez pas loin, prenez le temps, on jasera!
Au plaisir msieur!
Salut. Je te précise que je ne cherchais pas une épaule sur laquelle brailler, et c’est pas ton message qui m’a fait penser ça, c’est le mien. Mon message qui donnait peut-être l’impression d’être celui d’un gars qui a besoin d’un autre gars, pleurer un peu, avoir du réconfort, se dire qu’il n’y a rien de gay dans le fait d’aimer un homme et se le répéter, assez souvent, tellement qu’on en vient à avoir des doutes… Mais c’était pas ça. Mais qu’importe. Pas besoin de retour à ça, ce n’est qu’un besoin d’honneur à combler (que je comble…), je précise, seulement.
Sinon, je confirme, après le texte d’aujourd’hui, que j’aime vraiment beaucoup ce que tu fais. Ivrogne (ou « ex ») ou pas, tu as ton style et, ma foi, chose très rare par les temps qui courent, quelque chose à dire. Enfin.
Voyez, c’est ce que j’aime ici, mes lecteurs m’intéressent bien souvent davantage que ce que j’ai à raconter, sûrement pour cette raison qu’ils sont des muses, en jupe ou en pantalon. Va pour l’honneur, d’ailleurs chanceux qu’il vous en reste! C’est gentil tous les compliments, et c’est bien les questions qui viennent avec les épaules où brailler, c’est justement ce qui transpirait du texte que monsieur Lagacé linkait!
Alors que je tape cette série de lettre sur mon clavier, je me dis que je n’arriverai pas à faire sortir un soupçon du fond de moi même pour le partager avec vous.
J’en ai pourtant envie car tout les textes que je viens de lire me touchent.
Le verre que je lève n’est pas à votre santé, c’est juste un abandon de plus. Mais vous lire (en plus vous écrivez bien) titille mon ciboulot et ça fait du bien.
Pour finir, le plus dur n’est il pas d’ouvrir la discussion ? Merci de l’avoir fait, je reviendrai.
@ Thomas: Bienvenue dans mon espace, qui se trouve maintenant au http://www.exivrogne.com ! Vous y serez à nouveau bienvenu!